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10 trucs et astuces pour réussir vos prises de parole en public !

La première peur de l'homme juste avant celle de mourir... Est celle de parler en public ! A tel point que dans le palmarès des phobies les plus courantes, elle apparait même souvent devant la peur de mourir!

La principale cause est qu’on a peur de paraître ridicule devant les gens qu’on connaît ou certaines personnalités importantes. Les mains se mettent alors à trembler, le coeur bat très fort et la bouche s’assèche. Chacun se souvient très bien de ses pires apparitions devant le tableau noir du lycée sous les ricanements des copains. Forcément, on n’a pas envie de revivre pareille mésaventure.

Nous allons donc voir aujourd’hui un ensemble de principes visant à conquérir cette peur de façon à faire passer le message voulu dans les meilleures conditions…

1. Habituez-vous à intervenir régulièrement

Comme tout art, s’exprimer en public se pratique. Vous ne pourrez pas être bon de suite :-). Regardez par exemple dans les émissions de téléréalité, comment les invités issus des éditions précédentes dégagent cette sérénité que les nouveaux candidats n’ont pas. Ils sont tout simplement rodés et n’ont plus rien à craindre. C’est la routine! Vous devrez donc travailler un peu vos talents d’orateur avant d’espérer briller en public.

L’idéal est de monter graduellement en puissance. Pratiquez d’abord devant une audience réduite et peu exigeante, puis peu à peu devant un groupe plus impressionnant.


Pour ce faire, voici quelques pistes à explorer :

Prononcez un discours lors d’événements familiaux.
Donnez des cours, même à de jeunes écoliers de 8 ans, vous verrez que vous apprendrez beaucoup.
Montez ou rejoignez un club d’apprentis orateurs et réunissez-vous régulièrement. Vous pourrez pour cela faire appel à l’association Toasmasters, qui possède un réseau de clubs d’apprentissage de l’art oratoire dans plus de 100 pays.
Proposez de donner une conférence gratuite dans une université.
Vous verrez qu’en y allant pas à pas, il sera possible de vous sentir bien plus à l'aise !

2. Relativisez

Demandez-vous quel est le pire scénario qui peut arriver :
Que se passera-t-il si vos mains tremblent? Si vous êtes tellement nerveux que rien ne sort de votre bouche? Si l’accroche de votre discours est tellement ratée que vous n’obtenez pas les fonds pour votre projet?
Tout d’abord, rien de cela n’arrivera. Et en plus même si ça arrive, ce n’est pas définitif, comme mourir ou perdre un être cher. Vous aurez l’occasion d’apprendre de vos erreurs et de vous rattraper en temps voulu.
Pensez aux Stars sans cesse humiliées dans les potins des magazines "people". Malgré ce qu’elles ont subit, elles continuent à briller dès qu’elles ont l’occasion de montrer l’étendue de leur talent.

3. Répétez

Même si vous maîtrisez bien votre sujet, répéter est essentiel. Votre texte sera ainsi ancré dans votre tête, les mots viendront naturellement et vous aurez davantage confiance en vos capacités oratoires.

Voici plusieurs manières de répéter :
a) Tout seul : répétez votre texte à haute voix, c’est important car vous aurez habituellement l’impression que les mots sonnent bien dans votre tête, alors que vous les écorchez à la prononciation.
b) Devant un miroir : l’avantage ici est que vous pourrez travailler votre gestuelle ainsi que votre contact visuel avec l’audience.
c) Debout dans un coin : c’est une astuce qui vous donnera une meilleure idée du son de votre voix, tandis qu’il rebondit contre les parois du mur.
d) S’enregistrer : utiliser un dictaphone est utile pour apprécier le timing de votre discours. Vous serez ainsi forcés de continuer à parler même si vous cherchez vos mots. D’autre part, le fait de réécouter l’enregistrement vous donnera le recul nécessaire pour évaluer la sonorité de la voix, le phrasé ainsi que l’enchainement du contenu.
e) Devant des amis : pratiquer devant des amis permet de se rapprocher des conditions réelles du discours. Ici, même une audience d’une personne pourra faire l’affaire.
Enfin, si vous désirez improviser un peu, pensez quand même à apprendre par cœur les 3 premières minutes de votre intervention, pour éviter les premières secondes de confusion qui peuvent arriver avant d’atteindre un état de concentration optimale.

4. Apportez une aide-mémoire

Même si vous avez beaucoup répété, il peut toujours arriver d’avoir un trou de mémoire. Quelques fiches seront alors utiles pour éviter ce genre de mésaventure.
Notez-y les mots clés de votre intervention, de façon très lisible. Adoptez quelques codes de couleur. Il est probable que vous n’en ayez pas besoin, (on appelle ça la "béquille" mais savoir que les fiches sont là vous aidera à gagner en sérénité.

5. Être prêt !

Tout professionnel digne de ce nom doit savoir se préparer sans rien laisser au hasard avant un grand événement. Le matériel doit être au point, chaque éventualité évaluée et les plus fins détails doivent être pris en compte.
Vous devez maîtriser votre sujet suffisamment pour pouvoir en discuter intelligemment. Vous devez connaître les attentes de l’audience à laquelle vous aurez affaire. Et savoir quelles personnalités importantes seront là.
Essayez aussi d’en apprendre le plus possible sur le lieu. Si possible, allez visiter l’amphithéâtre où vous interviendrez, testez le matériel sur place et essayez de visualiser comment se passera l’événement.
Quand on part du bon pied, les chances d’échec sont largement diminuées. On se sent ainsi plus relax et sûr de soi.

6. Détendez-vous avant d’intervenir

Plusieurs exercices très simples peuvent vous aider à évacuer la pression avant le grand saut. En voici deux exemples :
a) Respirer profondément : respirer profondément aide à réduire la pression du sang et à clarifier votre esprit avant de vous exprimer.
b) Se dégourdir les jambes : tenez-vous sur un pied tout en secouant l’autre pied, puis changez de pied. Ceci permet généralement de réduire la nervosité qu’on a accumulée dans les jambes. C’est un exercice très utilisé par les acteurs et orateurs professionnels.
c) Pratiquer la "respiration inversée". Inspirez lentement par le nez, expirez par la bouche... Puis faites l'inverse... Inspirez par la bouche, expirez par le nez. Recommencez le tout, trois fois de suite, en faisant attention de ne pas vous "sur-ventiler". Si vous avez un peu la tête qui tourne, c'est normal, ça veut dire que vous avez bien oxygéné votre cerveau :-)

7. Concentrez-vous sur le contenu

Une des erreurs les plus courantes lorsqu’on parle en public est de se concentrer sur le mauvais objectif. On croit que le but est d’obtenir l’approbation de tout le public et que c’est la finalité de tout bon orateur.
Ce sentiment souvent inconscient nous fait penser qu’on doit être parfait afin d’impressionner l’audience et gagner son agrément unanime. Il suffit alors qu’une personne ne soit pas du même avis pour ruiner notre moral. Une personne s’endort ou sort de la salle avant la fin du discours? C’est sûr : la présentation a été un désastre.
Tout cela crée du stress et nous met la pression. Pourtant aucun orateur n’obtient 100% d’agrément dans ses discours. Il y aura toujours une personne pour protester ou pour vous contredire. C’est dans la nature humaine. Dans un large groupe, il faut accepter cette variété de réactions, positives ou négatives. Inutile de prendre tout sur la défensive.
Évitez, en premier lieu, de demander l’agrément du public. Car ce n’est pas vous mais le contenu qui compte. La règle est donc de donner au lieu de réclamer. Se concentrer entièrement sur le fait d’offrir un contenu de valeur au spectateur sans rien demander en retour, comme si vous donniez un chèque de 1000 euros à chaque spectateur.
Étant donné qu’on ne peut pas se concentrer sur plus d’une chose à la fois, on ne pourra pas penser en même temps à offrir un contenu de qualité et à s’inquiéter de ce que les autres pensent de nous au même moment. En mettant toutes nos tripes dans le fait de donner sans compter, la peur du public s’évapore et fait place à un sentiment de plénitude.

8. Soignez votre entrée en scène

Arrivez de façon dynamique, puis posez-vous quelques secondes, avant de commencer à parler. Ceci permettra à tous de se concentrer sur vous.
Faites une affirmation forte et marquante, citation, statistique... qui illustrera votre propos et attirera de suite l'attention.

9. Faites participer le public

Le moment le plus critique et le plus impressionnant pour un orateur, est sans conteste, l’entrée en scène, lorsque toute l’audience a les yeux braqués sur lui. C’est le moment où chacun va se faire une première idée de notre identité et évaluer notre statut social.
Afin de briser la glace, une bonne technique est d’encourager le public à participer. L’ambiance sera à coup sûr plus décontractée.

Plusieurs moyens existent :
a) Faites un sondage : un sondage est une bonne manière de donner plus de sustance à vos propos. Levez la main pour encourager les gens à faire de même. Encore une fois, vous pouvez plaisanter si certains hésitent à s’engager.
b) Demandez au public de faire un mouvement : par exemple montrer quelqu’un du doigt, taper dans les mains de son voisin, se mettre debout. Ce mouvement aidera les participants à rester dans le bain. Et s’ils étaient assis depuis longtemps, ce sera une occasion pour eux de se défouler.
c) Demandez au public de répéter ce que vous avez dit : vous verrez ainsi si les gens suivent. Vous pouvez aussi leur demander de récapituler avec vous les principaux points du discours.

10. Soignez la conclusion de votre intervention

Votre conclusion est ce qui permettra au public d'avoir envie de vous entendre à nouveau, voire de faire appel à vos services, si vous êtes consultant, formateur, coach...
Elle doit être marquante (comme votre entrée en scène) et être une synthèse de votre intervention.

Si malgré tout, vous n'êtes pas plus à l'aise... Visitez la page www.christine-morlet.fr/formations/augmentez-votre-impact ou contactez le +33(0)9 71 22 29 71

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Live streaming vendredi 29 à la convention française des experts et conférenciers !

Live streaming pour la convention française des experts et conférenciers professionnels vendredi 30 à 9h15


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Convention Française des Experts et Conférenciers Professionnels

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Conférencier professionnel : un métier encore peu connu en France

Experte en négociation internationale
Christine Morlet Conférencière Professionnelle CSP

Je suis la première Française reconnue conférencière professionnelle par les  « inventeurs » américains du métier.  «L’expert qui parle» a toute sa place en entreprise, auprès des DRH notamment. Dans une situation économique tendue, la capacité à faire passer des messages aux salariés en un temps bref est primordiale ! L’approche méthodologique de la conférence professionnelle peut permettre aux spécialistes de la fonction RH de professionnaliser leur prise de parole et leur leadership pour un bien meilleur impact en public.

C’est par une lettre datée du 1er juin 2012 que j'apprend la nouvelle : je suis la première Française à devenir Certified Speaking Professional (CSP), la plus haute distinction délivrée par la National Speakers Association (NSA) des Etats-Unis. Conférencière professionnelle ? Un métier ? Aux Etats-Unis oui, où la NSA a été fondée en 1974. En France, la reconnaissance est loin d’être acquise, malgré les efforts d’une poignée de précurseurs parmi lesquels Eric Martin, actuel président de l’Association française des conférenciers professionnels, l’AFCP, née en 2008. C’est d’ailleurs le 1er août 2008, lors de la soirée de gala de la NSA à New York, que je décide d’en faire mon métier.

Le « key-note speech » : faire passer des messages clés en 45’

En 2008, Christine se lance dans le long cursus (cinq ans !) pour devenir CSP. Il faut en effet :

  • 5 ans de « crédits éducatifs », c’est-à-dire une formation par an aux Etats-Unis ;
  • 100 conférences rémunérées (soit 20 par an) en deux ou trois langues, à des publics de plus de quinze personnes ;
  • le témoignage de 20 clients satisfaits auxquels la NSA adresse une feuille d’évaluation du travail du candidat, à retourner confidentiellement à la NSA, pour déterminer le résultat final…

« Alors que le formateur amène un petit nombre de personnes à acquérir des compétences, explique Christine Morlet, le conférencier fait passer, en 30 à 45 minutes, des messages précis et ciblés à grande échelle ; c’est un expert qui partage son expertise, un expert qui parle ». Son expertise à elle est synthétisée dans sa marque personnelle (le personal branding): « De l’EGOciation à la NEGOciation », un « key-note speech » de 45 minutes, pour faire entrer plus rapidement les gens dans l’échange et passer de l’affrontement des égos à l’harmonie des négociations… Une aptitude acquise tout au long de son parcours.

Experte en négociation internationale et créatrice de liens sociaux

A la fin des années 80, elle crée à Strasbourg, une agence de communication hors-média où elle assure, entre autres, la communication interne à l’occasion du lancement du tramway. Très vite on la surnomme « la marieuse », pour sa capacité à mettre en relation des partenaires économiques potentiels. En tant qu’attachée de presse ensuite, puis en tant que formatrice, recrutée en 1997 par un cabinet-conseil écossais en négociation internationale. Jusqu’en 2004, elle formera et conseillera les équipes et les dirigeants des entreprises du CAC 40, voyageant aux quatre coins de la planète…

 

Cette expertise internationale me donne une double conviction :

  1. Le besoin d’aide à la résolution des conflits traverse toutes les organisations, qu’elles soient publiques ou privées, à vocation nationale ou internationale ;
  2. Ma « mission » est de transmettre son expertise en la matière au plus grand nombre.

Je donne ma première conférence en 2007 pour l’association Femmes 3000, sur le thème « Existe-t-il une différence cognitive entre hommes et femmes dans la négociation ?». L’année suivante, c’est la découverte du monde de la NSA, et la décision fondatrice de se lancer dans le cursus de la certification CSP.

Le DRH : un conférencier potentiel !

« Depuis 2008, j’ai rencontré des gens exceptionnels, de Frank Furness, l’expert mondial des réseaux sociaux, à Patricia Fripp, qui a monté une école de leadership aux Etats-Unis. Cela m’a énormément appris et a renforcé mon envie d’apprendre aux autres comment avoir un vrai leadership en public. Oui, le leadership peut s’apprendre ! J’ai accompagné des DRH et de grands patrons dans cet apprentissage de la prise de parole en public. Savez-vous qu’en termes de résonance et de stress, prendre la parole en public est la deuxième peur de l’humain, la première étant celle de mourir ? »
Aujourd’hui, plus de la moitié de mon chiffre d’affaires est réalisé en entreprise et dans des associations publiques et privées. Négociation interne, négociation sociale, mais aussi optimisation de la prise de parole. « Le temps-homme coûte de plus en plus cher, les métiers évoluent de plus en plus vite : les entreprises doivent s’adapter. Face à cette nécessité, il y a donc une volonté de réduire le face-à-face pédagogique et les coûts de formation. Il faut faire passer des messages de façon plus efficace en moins de temps. »
Un impératif d’autant plus actuel que la transformation des sociétés industrielles en sociétés du savoir implique un changement radical de paradigme : là où la détention des savoirs fut parfois la clé du développement, leur partage est aujourd’hui l’avenir. « A l’image de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, conclut Christine Morlet, le partage des savoirs est la condition de la construction d’une plus grande richesse collective. Le DRH est un conférencier professionnel potentiel ; il doit faire passer des messages précis, clairs et percutants en un temps record, et cela s’apprend ! »

 

Conférencier professionnel ?
un métier à plusieurs « facettes »

 

1) Le « key-note speaker » : c’est une personne qui fait passer un message clé avec un plan bien précis (introduction
avec du « story telling » ou une citation marquante, développement de 3 idées reliées directement au message
clé, puis conclusion marquante).
2) Le « M.C. » ou Maître de Cérémonie, qui anime un débat, un atelier ou une table ronde. La vocation du « M.C. » est de rebondir sur les propos des intervenants et de relancer éventuellement
le débat. Cet aspect particulier du métier de conférencier est souvent assuré par des journalistes professionnels,
habitués au débat d’idées et au fait de rebondir facilement avec un bon sens de la répartie.
3) « L’after-dinner speaker » ou conférencier de fin de soirée, généralement en charge d’amuser les convives, voire de relancer la dynamique de fin de journée. Les « after-dinner speakers
» sont souvent des conférenciers qui savent mettre de l’humour dans leurs propos.
4) « L’opening speaker » ou conférencier en charge du discours d’ouverture d’une convention d’affaires, ou d’une réunion « kick-off » de type lancement de produits, motivation des troupes…
5) Le « workshop leader » ou animateur d’un atelier (en général d’une demi-journée) sur un thème précis.
6) Le « master class leader », animateur d’un atelier conférence d’une journée sur un thème précis (généralement en charge de transmettre un message / ou une compétence bien précis définis
par les donneurs d’ordre)…
C’est certainement le « master class leader » qui se rapproche le plus de notre « modèle » de formation français,
avec cependant un message beaucoup plus étayé et précis que les formations traditionnellement organisées
en France.
Ce qu’il faut retenir de ces modèles, c’est qu’ils sont tous étudiés « sur mesure », selon le besoin et les objectifs du client, organisateur d’événement professionnel, voire de convention d’entreprise.

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La vente en profonde mutation

Experte en négociation
Christine Morlet

Interview de Christine Morlet sur le forum "initiation vente"


Bonjour Christine, vous qui formez des centaines de commerciaux par an avec brio, vous êtes témoin du changement des modes de consommation et accessoirement des moyens de vendre. La vente subie une mutation, qu’elle en est selon vous le principal changement ?

Selon le contexte commercial, le principal changement est le côté « volatile » des décisions, globalement dû au fait qu’on trouve aujourd’hui à peu près tout sur Internet. Tout est beaucoup plus rapide et éphémère, ce qui rend la fidélisation des clients plus difficile. De plus, avec les enchères inversées, le critère « budget » reste maître du jeu, alors qu’il y a tellement d’autres « variables » de discussion à partir desquelles on peut trouver d’excellents accords. Le côté « tout puissant » de la variable prix fait qu’on paupérise la créativité des acheteurs et des commerciaux qui, souvent par manque de créativité, s’enferment dans une discussion, souvent davantage de type marchandage. Pour bon nombre de vendeurs, le marchandage est souvent beaucoup plus fréquent que la négociation…

  
Vous consacrez une grande partie de votre activité à transmettre l’art de négocier. Mais quand la négociation doit t’elle démarrer, au début, au milieu, à la fin ?

J’aime à dire que la négociation débute quand la vente ne suffit plus ! On ne demande pas au fantassin de « négocier avec l’ennemi », on lui demande de le tuer J Ceci-dit, un bon vendeur négocie à toute les étapes de la vente, car ce qui est le plus important, c’est de savoir écouter les informations et identifier les signaux verbaux et non verbaux tout au long d’une vente, pour pouvoir « donner à l’acheteur ce qu’il souhaite, aux conditions du vendeur » et pas seulement entamer la négociation au moment de la discussion du prix !
 
Les prospects me parlent souvent de la perte de proximité, de conseil, d’expertise et d’écoute avec les vendeurs. Le commerçant a laissé place au commercial. Faites-vous le même constat ?

 En effet, je fais le plus souvent le constat d’un manque d’écoute sincère des vendeurs des besoins (parfois non exprimés) de l’acheteur. Ils font le plus souvent passer leurs objectifs avant-même de connaître ceux de l’acheteurs. C’est pour cela que je parle de passe de « l’EGOciation à la NEGOciation », qui est un concept que j’explique dans mes conférences en France et à l’international.
 
Aujourd’hui quel conseil donneriez-vous à ceux qui choisissent le métier de la vente ?

Le meilleur conseil à leur donner est de bien connaître leurs styles cognitifs, dans l’objectif de mieux appréhender celui de l’acheteur.

 Que ce soit comme émetteur ou comme récepteur, tous les messages sont filtrés par nos préférences mentales. Il en est de même pour nos interlocuteurs. L’étude statistique portant sur les comportements de plusieurs millions d’individus a permis à Ned Herrmann

d’élaborer une sorte de cartographie des modes de perception des individus. Ainsi, nos “préférences mentales” ont une incidence sur notre manière de communiquer, d’apprendre, de manager, de travailler, bref sur l’ensemble de nos comportements quotidiens, y compris notre façon de vendre ou de négocier.

A partir d’un questionnaire de 120 items portants sur les goûts et activités préférés, Ned Herrmann extrait une représentation graphique synthétique qui permet d’identifier les modes de traitement préférentiels d’une personne.

Il permet ainsi à chacun :

  • D’identifier la nature des messages, des activités, des tâches dans lesquelles une personne sera plus à l’aise et les domaines dans lesquels elle aura plus de difficultés.
  • De structurer et transmettre des messages efficacement.
  • De capter et décoder les messages de ses interlocuteurs.
  • De maîtriser les éléments de son environnement de travail.

Il est possible de répondre au questionnaire en ligne pour connaître son profil de préférences cognitives. J’engage tous les commerciaux à bien connaître le leurs pour bien mieux identifier celui des acheteurs… 
 
Enfin, vous avez une riche actualité, avez-vous un scoop à nous annoncer ?

Oui je serais certainement en juillet prochain la première conférencière certifiée en France, par les USA, c’est un cursus de certification (Certified Speaking Professional) sur 5 à 6 ans. J’aurais ainsi autorité pour former les futurs conférenciers, et améliorer les techniques de présentation des vendeurs en France. N.B. : j’ai tellement souvent assisté à des présentation flash de type « elevator pitch », qui manquaient de professionnalisme, voire des présentations commerciales PowerPoint où même les clients du 1er rang n’arrivaient pas à lire les « pattes de mouches » illisibles des tableurs Excel sur l’écran ! En France, il y a sincèrement de nombreux progrès à faire dans ce domaine. Ces techniques nous viennent tout droit des Etats-Unis, qui sont incontestablement les leaders dans le domaine de la communication.  
 
Pour conclure, une question que je pose à tous mes invités, que pensez-vous d’Initiation-Vente ?

Je plébiscite toutes les initiatives de ce type. Elles permettent d’identifier de nouvelles motivations de vendeurs car c’est un métier noble et beau !

 Identifiez vos capacités en négociation en répondant gratuitement au test en ligne
 
Un immense merci Christine d’avoir répondu à mon invitation pour les lecteurs et lectrices d’Initiation Vente.

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Le rapport aux autres en prise de parole en public

La façon dont on s'exprime dépend de la façon dont on perçoit l'autre et en particulier au travers des statuts et des rôles.

Ainsi on ne parle pas de la même façon à :
- un frère,
- une mère,
- un ami,
- un collègue,
- un supérieur hiérarchique.


Si nous avons l'impression que les autres nous sont supérieurs, qu'ils nous jugent, notre façon de nous exprimer en sera affectée.

 

Le rapport aux autres réagit sur le rapport à soi-même et inversement.
La principale difficulté là aussi réside dans la façon dont on imagine que les autres nous perçoivent.

 

On a l'impression :
- d'être peu considéré,
- d'être jugé,
- de ne pas susciter ou retenir l'intérêt.

 

On croit parfois que les autres nous sont supérieurs, qu'ils expriment mieux que nous-mêmes, ce que nous voudrions dire.

 

Conclusion : Pour bien parler en public, il convient d'abord de développer une bonne image de soi


Christine MORLET

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Quelques conseils utiles pour réussir vos discours improvisés

Contrairement au vocable utilisé pour qualifier l'art de parler à l'improviste, un discours improvisé se prépare à l'avance et nécessite quelques pratiques avant la prise de parole.

 

Il est indispensable de procéder à l'avance à des simulations et d'avoir des arguments suffisants basés sur le thème à traiter.

 

Le mieux serait de cadrer au préalable son discours pour éviter de parler d'autres sujets impertinents.

 

Les spécialistes dans le domaine des discours improvisés recommandent aux orateurs de prévoir au préalable des questions susceptibles d'être posées et d'être plus flexibles à n'importe quelle situation pour pouvoir répondre aisément à l'assistance.

 

Il faut éviter à tout moment d'être pris au dépourvu. Le plus important serait de répondre avec une tactique subtile aux questions posées car un bon orateur est toujours convaincant et persuasif.

 

Le contenu de son discours séduit l'audience et apporte des idées nouvelles et pertinentes pour amener le public à adhérer à sa façon de voir et de concevoir l'objet du thème à exposer.

 

Toutefois, il faut savoir que pour devenir un excellent orateur capable d'affronter les diverses situations inopinées, il est préférable de prendre des cours oratoires et de faire des exercices réguliers pour s'habituer davantage aux techniques de la prise de parole imprévue en public.

 

L'apprentissage se base généralement sur des exercices concernant entre autres l'amélioration de la capacité d'écoute, l'organisation et la structuration de la pensée, la stimulation de l'imagination...

 

En effet, la concentration requiert de l'effort mais une fois que vous vous impliquez et que vous vous concentrez sur le thème à développer, vous arriverez aisément à parler et à être très éloquent comme si vous aviez préparé à l'avance votre exposé.

 

En réalité, vous êtes habitué à affronter la situation mais le sujet à développer vous est totalement nouveau. L'essentiel, c'est de maîtriser le principe.

 

L'écoute active est également très importante, aussi essayez d'être plus ouvert et plus enclin à écouter l'avis et les idées d'autrui. L’à priori et les moments d'inattention peuvent vous désavantager et tout dépend personnellement de vous et de vos motivations à aller de l'avant.

 

Il faut toujours se mettre en tête son principal objectif et argumenter en conséquence selon le cadre du sujet. L'une des règles importantes consiste à connaître l'essentiel du message à transmettre.

 

Il est indispensable de rester calme et détendu sans se focaliser tout le temps sur les phrases à formuler. Si vous libérez votre imagination en vous efforçant de rester le plus décontracté possible, vous verrez qu'il est plus facile d'aborder un sujet.

 

Ayez confiance en vous mais n'oubliez pas de bien suivre les quelques conseils cités précédemment. A propos de la stimulation de l'imagination, nombreuses possibilités peuvent être envisagées pour être à même de recevoir et de concevoir différentes options pertinentes et réalisables tout en tenant compte des circonstances.

Essayez de clarifier vos objectifs et repérez en conséquence les différents obstacles inopportuns.

 

A force de vous entraîner régulièrement, vous arriverez facilement à avoir de bons réflexes.

 

De célèbres orateurs ont ainsi confié qu'ils oublient la panique et la peur en se concentrant surtout sur la réussite de leur intervention.

 

Un bon sens et un bon réflexe sont de rigueur en plus de s'efforcer d'être plus présent et plus impliqué dans ce que l'on fait. Le fond d'un discours improvisé ne peut jamais se préparer à l'avance. Il convient d'établir une structure plus élaborée du discours pour ne pas se focaliser sur la méthode d'organisation des idées.

 

La connaissance et la maîtrise du thème à développer sont importantes pour réussir un discours improvisé mais il ne faut pas non plus réciter la matière à exposer.

 

Connaître et apprendre trop de choses relatives au sujet pourraient vous embrouiller.

 

Essayez de vous baser sur un cadre plus précis pour transmettre l'essentiel de ce que vous avez à dire.

 

Commencez par une introduction puis appuyez vos idées à l'aide d'exemples concrets et terminez toujours votre discours par une conclusion.

 

Très important : Avant de prendre congé de l'auditoire, faites ancrer votre message par des phrases percutantes tout en reformulant l'idée véhiculée.

En entreprise, il faut non seulement se démarquer au niveau du produit mais également au niveau du discours que nous tenons face à celle-ci.  C’est donc dire que nous devons être prêt et ce peu importe le contexte et l’opportunité.

Pour ce faire, les gestionnaires d’entreprise doivent développer un langage cohérent et vendeur et ce peu importe le moment, le temps qu’il lui est accordé et l’auditoire en présence. 

Pour ce faire, il faut qu’il soit prêt à émettre un discours en 30 secondes, 3 minutes ou 30 minutes face à son entreprise. 

Certains gourous du “speed speech” vont même jusqu’à ajouter le 3 secondes et le 3 heures. Vous conviendrez qu’il s’agit là d’exception plutôt rare dans lesquelles vous n’aurez sûrement pas de difficulté à performer.

Pour le 30 secondes,  c’est le genre de discours que l’on peut dire dans un ascenseur,  en réponse à une question sur notre profession, ou incorporé dans une courte présentation personnelle.  L’absence de temps doit faire en sorte que l’auditoire aura faim d’en savoir d’avantage.  Le discours doit intriguer suffisamment pour donner le goût de vouloir en apprendre d’avantage sur l’entreprise.  Pour ce faire, il faut miser sur un vocabulaire technique et concis tellement précis que votre professionnalisme ne pourra être remis en question et qu’une imposante impression  positive ressortira de votre discours.  Attrait, intrigue et professionnalisme sont les buts recherchés par ce discours qui devra immanquablement se terminer par les coordonnées de l’entreprise,  site web ou autres informations permettant de vous retracer facilement.  Il faut être prêt et avoir entre 1 et 3 discours du même genre et ajuster le discours selon la personne en question.


Pour le 3 minutes, c’est le genre de discours que l’on place lorsque l’on a un peu plus de temps, genre à un déjeuner d’affaire, une réunion de cadre, une réunion familiale, une rencontre avec un prospect.  Le discours ne doit pas être trop long car il est prouvé qu’après 3 minutes l’intérêt va en décroissant rapidement.  De plus, le meilleur vendeur sait également que le meilleur argument est celui que notre prospect va nous fournir par lui même.  Il est donc impérieux d’écouter deux fois plus que nous parlons !   Le 3 minutes doit avoir une très courte présentation de l’entreprise, mentionner une spécialité ou un service de celle-ci et faire état de l’atteinte d’un objectif recherché, d’une réussite et/ou d’un travail présent en rapport avec un besoin potentiel du prospect. 

Le discours doit en même temps donner faim, surprendre et rassurer le récepteur du discours.  Le vocabulaire ne doit pas être trop technique car l’auditoire ne doit pas se poser de question sur la signification du texte.  Le professionnalisme doit se retrouver dans l’énonciation de certaines réalisations de l’entreprise. Une saine compréhension est rassurante pour l’auditoire.  L’absence de questionnement engendrera un penchant naturel vers l’émetteur en question.  Le 3 minutes, n’a pas besoin d’avoir des informations sur les coordonnés de l’entreprise.  Il faut seulement que la personne qui reçoit le discours puisse se sentir concerné par vos services et voir son intérêt final. Ce 3 minutes doit surtout mettre l’accent sur les bienfaits obtenus lorsqu’un entreprise contracte vos services et non sur les services en tant que tel.

Vous allez vendre les bienfaits générés par vous et le tour est joué. 

 

Il est important d’avoir plus d’une sorte de discours de 3 minutes et ceux-ci doivent toujours être en concordance avec notre positionnement stratégique d’entreprise. 

 

On peut avoir entre 2 et 5 présentations de 3 minutes environ selon le style d’auditoire, de besoins potentiels, ou de services vendus.  L’adaptabilité est non seulement importante, mais aussi, la richesse de vos présentations augmentera proportionnellement. 

N’hésitez pas à mettre des exemples de réalisation, de mettre vos éléments de distinction, de différentions de produit et service. Parlez normalement comme si vos discours étaient improvisés ; cela mettra une meilleure crédibilité à vos paroles.

 

Pour le 30 minutes, il s’agit d’une présentation en profondeur de l’entreprise. 

 

Il s’agit en fait d’avoir un présentation complète, historique, début des activités, présentation technique des services.  Ponctué d’anecdotes, de réalisation et surtout n’hésitez pas à entrer en détails dans vos procédures internes et vos éléments de différentiation d’entreprise. Mentionner comment vous avez surmonté certaines problématiques, développer de nouvelle méthodologie, de mettre des anecdotes intéressantes faisant foi de la profondeur de vos interventions et de tout ce qui fait de votre entreprise une compagnie humaine, vivante, dynamique et professionnelle. C’est le temps de mettre votre entreprise au premier plan, sous son meilleur jour. Un canevas de présentation d’environ 20 à 25  minutes est pertinent.  Par la suite, l’ajout d’une 5 à 10 minute, en référence avec l’événement en question est nécessaire afin de bien imprégner l’auditoire de votre présentation. 

Cette personnalisation la rendra plus adapté à la situation donc plus statique et plus attirante pour un décideur recherchant constamment le coté humain et avant-gardiste. Tous les discours demandent beaucoup d’efforts de conception et certaines agences professionnelles se spécialisent à ce niveau.   

 

Reste néanmoins que le meilleur discours demeurera toujours celui empreint de vérité, de spontanéité, de passion et de fougue.


Bons discours ! Christine Morlet

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Mémoires du Congrès 2012 des Clubs de la Presse Francophones à St Etienne 29/3-01/4

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