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mar
07
fév
2012
La vente en profonde mutation
Interview de Christine Morlet sur le forum "initiation vente"
Bonjour Christine, vous qui formez des centaines de commerciaux par an avec brio, vous êtes témoin du changement des modes de consommation et accessoirement des moyens de vendre. La vente subie une mutation, qu’elle en est selon vous le principal changement ?
Selon le contexte commercial, le principal changement est le côté « volatile » des décisions, globalement dû au fait qu’on trouve aujourd’hui à peu près tout sur Internet. Tout est beaucoup plus rapide et éphémère, ce qui rend la fidélisation des clients plus difficile. De plus, avec les enchères inversées, le critère « budget » reste maître du jeu, alors qu’il y a tellement d’autres « variables » de discussion à partir desquelles on peut trouver d’excellents accords. Le côté « tout puissant » de la variable prix fait qu’on paupérise la créativité des acheteurs et des commerciaux qui, souvent par manque de créativité, s’enferment dans une discussion, souvent davantage de type marchandage. Pour bon nombre de vendeurs, le marchandage est souvent beaucoup plus fréquent que la négociation…
Vous consacrez une grande partie de votre activité à transmettre l’art de négocier. Mais quand la négociation doit t’elle démarrer, au début, au milieu, à la fin ?
J’aime à dire que la négociation débute quand la vente ne suffit plus ! On ne demande pas au fantassin de « négocier avec l’ennemi », on lui demande de le tuer J Ceci-dit, un
bon vendeur négocie à toute les étapes de la vente, car ce qui est le plus important, c’est de savoir écouter les informations et identifier les signaux verbaux et non verbaux tout au long d’une
vente, pour pouvoir « donner à l’acheteur ce qu’il souhaite, aux conditions du vendeur » et pas seulement entamer la négociation au moment de la discussion du prix !
Les prospects me parlent souvent de la perte de proximité, de conseil, d’expertise et d’écoute avec les vendeurs. Le commerçant a laissé place au commercial. Faites-vous le
même constat ?
En effet, je fais le plus souvent le constat d’un manque d’écoute sincère des vendeurs des besoins (parfois non exprimés) de l’acheteur. Ils font le plus souvent passer leurs objectifs
avant-même de connaître ceux de l’acheteurs. C’est pour cela que je parle de passe de « l’EGOciation à la NEGOciation », qui est un concept que j’explique dans mes conférences en France et à l’international.
Aujourd’hui quel conseil donneriez-vous à ceux qui choisissent le métier de la vente ?
Le meilleur conseil à leur donner est de bien connaître leurs styles cognitifs, dans l’objectif de mieux appréhender celui de l’acheteur.
Que ce soit comme émetteur ou comme récepteur, tous les messages sont filtrés par nos préférences mentales. Il en est de même pour nos interlocuteurs. L’étude statistique portant sur les comportements de plusieurs millions d’individus a permis à Ned Herrmann
d’élaborer une sorte de cartographie des modes de perception des individus. Ainsi, nos “préférences mentales” ont une incidence sur notre manière de communiquer, d’apprendre, de manager, de travailler, bref sur l’ensemble de nos comportements quotidiens, y compris notre façon de vendre ou de négocier.
A partir d’un questionnaire de 120 items portants sur les goûts et activités préférés, Ned Herrmann extrait une représentation graphique synthétique qui permet d’identifier les modes de traitement préférentiels d’une personne.
Il permet ainsi à chacun :
- D’identifier la nature des messages, des activités, des tâches dans lesquelles une personne sera plus à l’aise et les domaines dans lesquels elle aura plus de difficultés.
- De structurer et transmettre des messages efficacement.
- De capter et décoder les messages de ses interlocuteurs.
- De maîtriser les éléments de son environnement de travail.
Il est possible de répondre au questionnaire en ligne pour connaître son profil de préférences cognitives. J’engage tous les commerciaux à bien connaître le leurs pour bien mieux identifier celui
des acheteurs…
Enfin, vous avez une riche actualité, avez-vous un scoop à nous annoncer ?
Oui je serais certainement en juillet prochain la première conférencière certifiée en France, par les USA,
c’est un cursus de certification (Certified Speaking Professional) sur 5 à 6 ans. J’aurais ainsi autorité pour former les futurs conférenciers, et améliorer les techniques de présentation des
vendeurs en France. N.B. : j’ai tellement souvent assisté à des présentation flash de type « elevator
pitch », qui manquaient de professionnalisme, voire des présentations commerciales
PowerPoint où même les clients du 1er rang n’arrivaient pas à lire les « pattes de mouches » illisibles des tableurs Excel sur l’écran ! En France, il y a
sincèrement de nombreux progrès à faire dans ce domaine. Ces techniques nous viennent tout droit des Etats-Unis, qui sont incontestablement les leaders dans le domaine de la communication.
Pour conclure, une question que je pose à tous mes invités, que pensez-vous d’Initiation-Vente ?
Je plébiscite toutes les initiatives de ce type. Elles permettent d’identifier de nouvelles motivations de vendeurs car c’est un métier noble et beau !
Identifiez vos capacités en négociation en répondant gratuitement au test en ligne
Un immense merci Christine d’avoir répondu à mon invitation pour les lecteurs et lectrices d’Initiation Vente.
mar
25
oct
2011
Le rapport aux autres en prise de parole en public
La façon dont on s'exprime dépend de la façon dont on perçoit l'autre et en particulier au travers des statuts et des rôles.
Ainsi on ne parle pas de la même façon à :
- un frère,
- une mère,
- un ami,
- un collègue,
- un supérieur hiérarchique.
Si nous avons l'impression que les autres nous sont supérieurs, qu'ils nous jugent, notre façon de nous exprimer en sera affectée.
Le rapport aux autres réagit sur le rapport à soi-même et inversement.
La principale difficulté là aussi réside dans la façon dont on imagine que les autres nous perçoivent.
On a l'impression :
- d'être peu considéré,
- d'être jugé,
- de ne pas susciter ou retenir l'intérêt.
On croit parfois que les autres nous sont supérieurs, qu'ils expriment mieux que nous-mêmes, ce que nous voudrions dire.
Conclusion : Pour bien parler en public, il convient d'abord de développer une bonne image de soi
lun
17
oct
2011
Les armes de l’influence...
Les armes de l’influence
(source : "Influence et Manipulation" de Robert Cialdini)
1. Le principe de perception contrastée
Selon le principe de la perception contrastée, un jugement sur un élément B peut être affecté positivement ou négativement par un élément A qui a été examiné avant. Ce principe de contraste est
très efficace et presque indétectable.
Exemples :
Après avoir admiré un magnifique costume, un autre plus simple nous paraîtra beaucoup moins bien qu’il ne l’est réellement. Après avoir visité une maison abominable, une maison normale nous
semblera bien mieux qu’elle ne l’est réellement.
2. La réciprocité
La règle de réciprocité consiste en ce qu’il faut s’efforcer de payer de retour les avantages reçu d’autrui (services, cadeaux, …). Cette règle simple, avec le sentiment d’obligation qui
l’accompagne, est remarquable surtout par son extension : aucune société humaine n’y échappe. En fait, cette règle est à la base du principe d’altruisme réciproque de la psychologie
évolutionniste, sur lequel se base de nos sociétés basées sur la coopération.
La réciprocité possède une force suffisante pour produire une réponse positive à une requête qui, sans ce sentiment provoqué d’obligation, aurait été repoussée. La règle peut même s’appliquer sur
une personne qui ne nous est pas sympathique.
Bien que l’obligation de rendre constitue l’essence même de la règle de réciprocité, c’est l’obligation de recevoir qui rend cette règle si facile à exploiter. Il est très difficile de refuser un
cadeau, mais avec un peu de temps il est possible de se préparer psychologiquement à le refuser. L’élément de surprise est donc primordial. La règle de réciprocité agit de telle façon qu’un don
indésirable au point d’être jeté à la première occasion est néanmoins efficace et exploitable.
Ainsi, le sentiment de dette peut être déclenché en donnant quelque chose qui n’a pas été sollicité. La stratégie « don-requête » est classique pour les organisations récoltant des fonds dans la
rue. Ainsi, les quêteurs du mouvement Krishna refusaient que leur cadeau leur soit rendu (« c’est un cadeau, il faut l’accepter »), attendaient quelques secondes que le processus de réciprocité
s’installe et finissaient en disant que « par contre un don en faveur des bonnes œuvres de l’association serait apprécié ».
Bien exploitée, la règle de réciprocité peut entraîner un retour bien plus important que le don initial. En effet, le sentiment de dette nous est psychologiquement désagréable, afin de nous
inciter à nous en acquitter. Par conséquent, nous sommes prêt à accorder un avantage disproportionné pour nous débarrasser rapidement de ce sentiment.
La réciprocité s’applique également dans le contexte de concessions communes. La règle générale dit qu’une personne qui se comporte d’une certaine façon envers nous est en droit d’attendre de
notre part une attitude similaire.
L’obligation de rendre concession pour concession encourage la création de pactes socialement avantageux, ce qui explique son intérêt biologique vis-à-vis de la survie de notre espèce
sociale.
La tactique du retrait consiste à présenter une demande à quelqu’un, et devant son refus à proposer autre chose de plus raisonnable. La seconde demande est vue comme une concession, et incite
donc la victime à faire également une concession en acceptant. Cette technique, si elle n’est pas détectée, donne le sentiment à la victime d’être responsable de l’accord, elle a alors une plus
grande satisfaction et respecte mieux son engagement que s’il n’y avait pas eu de retrait. Enfin les victimes sont plus enclines à accepter de nouvelles propositions.
Cette tactique s’applique à merveille avec le principe de perception contrastée.
3. Engagement et cohérence
La cohérence, du fait de son importance dans l’adaptation (sociale), est extrêmement valorisée par la civilisation. Dans l’opinion courante, la cohérence va de pair avec l’intelligence et la
force de caractère. C’est pourquoi nous avons un désir quasi obsessionnel d’être et de paraître cohérent dans notre comportement. Dès que nous avons pris position ou opté pour une certaine
attitude, nous nous trouvons soumis à des pressions intérieures et extérieures qui nous obligent à agir dans la ligne de notre position première : nous réagissons de façon à justifier nos
décisions antérieures, en mettant nos opinions en accords avec nos actes par exemple.
Ce qui déclenche le principe de cohérence, c’est un engagement. Cet engagement, écrit ou public de préférence, pousse la personne qui l’a pris à se comporter de façon obstinément cohérente avec
cette position, voir à changer l’image qu’elle a d’elle-même.
Les engagements réussissent d’autant mieux à modifier l’image propre d’un individu et son comportement qu’ils sont pris de façon active, publique, et qu’ils représentent un certain effort.
Chaque fois qu’un individu prend une position au vu de tous, il ressent par la suite le besoin de conserver cette position de façon à paraître un individu cohérent, alors qu’un engagement pris
sans aucun témoin est très vite oublié si besoin est. En effet, à moins que les faits indiquent clairement le contraire, les observateurs supposent automatiquement la sincérité de l’auteur d’une
déclaration.
Plus un engagement requiert un effort important, plus il influencera la personne qui l’a pris. Les épreuves à payer pour aboutir à un résultat donnent plus de valeur à celui-ci : les individus
attachent du prix à ce qu’ils ont du mal à obtenir. A la lumière de ce phénomène, les brimades, les épreuves et les coups endurés pendant les rituels initiatiques prennent un sens très
clair.
Facteur encore plus important : les individus doivent assumer pleinement leur engagement. Les sociologues ont établi que nous acceptons intérieurement la responsabilité d’un comportement lorsque
nous pensons que nous l’avons choisi, libres de toute forte pression extérieure (menaces, récompenses, …).
Prendre un engagement, même minime, peut faire changer l’image que l’on a de nous même, et ainsi par la vertu de la cohérence préparer à des demandes bien plus importantes. Une tactique consiste
à commencer par une petite requête afin d’ouvrir la voie à d’autres requêtes.
Certaines choses nous dérangent et nous préférerions ne pas les connaître. Permettant une réaction préprogrammée et machinale, la cohérence automatique peut servir à masquer ces faits troublants,
devenant ainsi un bouclier contre la raison.
Sans être directement lié à la cohérence, un principe bien connu du comportement humain est que, pour obtenir quelque chose, il vaut mieux fournir une raison.
4. La preuve sociale
Selon le principe de la preuve sociale, un moyen de déterminer ce qui est bien est de découvrir ce que d’autres personnes pensent être bien. Plus il y a de gens pour estimer qu’une idée est
juste, plus l’idée sera juste. Nous nous en remettons alors à la conduite ou l’avis du groupe. Le principe de la preuve sociale fonctionne d’autant mieux quand nous observons le comportement de
gens qui nous sont semblables.
Ainsi, pour convaincre un groupe, il suffit donc de convaincre quelques membres clefs, et de laisser fonctionner le principe de groupe.
Ce principe s’applique essentiellement aux situations où nous essayons de déterminer quel est le comportement à tenir. En général, lorsque nous ne sommes pas sûrs de nous, lorsque la situation
est confuse ou ambiguë, lorsque l’incertitude règne, nous sommes davantage disposé à nous en remettre aux actions d’autrui pour déterminer la conduite à tenir.
Face à un évènement inattendu (accident, personne dans le besoin, …), la preuve sociale peut très facilement induire une apathie sociale du groupe. L’ignorance collective survient quand chaque
individu conclut de l’impassibilité générale que tout va bien. Se dire que les autres ont sûrement dû agir est également une excuse facile pour ne pas agir, ne pas s’impliquer.
Quelques exemples :
Des phobies peuvent être soignée par la preuve sociale, en regardant d’autres interagir très normalement avec l’objet de notre phobie.
Le besoin de preuve sociale, qui se traduit par une activité de prosélytisme accrue, est souvent vécu par les sectes qui viennent de vivre l’effondrement d’un pilier de leur foi. Cette preuve
sociale permet de renforcer la foi défaillante.
La publication dans les magazines d’un article sur le suicide de quelqu’un entraîne une recrudescence des suicides et des accidents, en plus grande partie dans la tranche sociale de la victime
initiale. De même, les actes de violence auxquels il est donné une large publicité stimuleraient des homicides imitatifs.
5. La sympathie
Le principe de sympathie est simple : nous accédons plus facilement à une demande venant que quelqu’un qui nous est sympathique. La sympathie est relative, et peut provenir de nombreux
facteurs.
L’effet de halo se produit quand une des caractéristiques d’une personne domine la façon dont elle est perçue par d’autres personnes.
L’apparence physique a très souvent cette propriété de halo. Ainsi, nous attribuons automatiquement aux individus au physique harmonieux des qualités telles que le talent, la bonté, l’honnêteté
et l’intelligence, et cela sans même nous rendre compte que nous sommes influencé par son apparence. Concrètement, la beauté physique peut améliorer du simple au double notre façon d’être traité
par notre entourage social (promotion, indemnité, jugement, …).
Autre facteur de sympathie très important : la plupart d’entre nous aiment ce qui leur est familier.
Nos amis ou les personnes se recommandant de nos amis ont plus de chance de nous influencer. La large utilisation qui est faite, à des fins commerciales, du lien d’amitié existant entre deux
personnes est révélatrice de l’influence de la sympathie dans le phénomène du consentement.
Pour rester dans le registre du familier, nous aimons ce qui nous ressemble. Cette ressemblance peut passer par l’habillement, les points communs, l’âge, …
Nous aimons les compliments. Nous aimons croire le bien qu’on nous dit de nous-mêmes, et nous aimons ceux qui nous le disent, même lorsque la louange n’est manifestement pas sincère.
La coopération est un puissant ressort de la sympathie, qui peut être utilisé pour gérer les groupes. Les gens ont tendance à se regrouper, selon des facteurs ou critères variés, et à adopter
très rapidement et instinctivement une stratégie de compétition entre groupes. Un moyen de réduire cette compétition est d’introduire des situations où il est dans l’intérêt des groupes de
coopérer.
Le principe d’association joue un rôle important dans nos jugements de valeurs, et son influence est efficace et inconsciente. Ce principe consiste en ceci : nous avons tendance à attribuer à un
élément A une valeur, négative ou positive, liée à celle d’un élément B qui lui est associé d’une manière ou une autre, même si ces deux éléments n’ont au fond rien à voir entre eux.
Ainsi, toutes sortes de choses aimables peuvent prêter leurs qualités sympathiques aux idées, aux produits et aux personnes qu’on leur a artificiellement associés.
D’après le principe d’association, si nous pouvons nous entourer de succès qui nous sont liés même de façon superficielle (lieu de résidence, …), notre prestige extérieur en sera renforcé. De
même, il faut éviter de se trouver dans l’ombre de ceux qui essuient des échecs. Cette association positive se fait principale quand le sujet ne se sent pas dans une situation glorieuse, quand il
a besoin de redorer son image.
6. L’autorité
Comme l’histoire a pu nous le montrer à maintes reprises, la docilité des adultes vis-à-vis d’une figure d’autorité est presque sans limite. Des expériences psychologiques ont montré que sous la
direction d’une autorité jugée compétente, une immense majorité de gens représentatifs sont capables d’appliquer des tortures violentes à d’autres humains, bien qu’ils détestent à le faire.
Ces résultats ne sont pas étonnants, sachant que notre société s’est construite sur quelques principes vitaux pour sa stabilité, dont l’autorité fait partie. Par conséquent, nous apprenons depuis
notre naissance que l’obéissance aux autorités compétentes est louable et la désobéissance condamnable.
On perçoit inconsciemment de façon plus prestigieuse les gens dont on sait qu’ils ont un titre (plus grand, plus intelligent, …). Plus généralement on perçoit de façon plus avantageuse les choses
dont on sait qu’elles ont de la valeur. Réciproquement, on attribue plus de valeur à des choses ayant une stature plus imposante.
Les figures d’autorité sont donc fréquemment utilisées pour en imposer aux consommateurs, en utilisant plusieurs types de symboles qui laisser supposer l’autorité (titres, vêtements, accessoires,
…). Les titres sont les symboles d’autorité les plus difficiles à acquérir, mais les plus faciles à usurper. Les uniformes sont également très facilement falsifiables, mais un simple costume de
bonne facture peut induire une déférence. Certains accessoires peuvent laisser entendre que leur possesseur jouit d’une situation de puissance.
7. La rareté
Selon le principe de rareté, les choses nous paraissent plus intéressantes quand elles sont exceptionnelles.
D’après la théorie de la réactance psychologique, à chaque fois que notre liberté de choix se trouve limitée ou menacée, nous y attachons soudain plus de prix, et nous estimons davantage les
biens qui y sont liés. Ce phénomène est évidement lié à la notion d’individualité, et apparaît dont très tôt chez l’homme. Ainsi, une théorie affirme que les révolutions se produisent quand une
période d’amélioration économique et sociale est suivie d’un revirement brutal de la conjoncture. Cette observation s’applique aussi bien à la vie familiale qu’à la vie politique.
Une pression de rareté est donc plus puissante quand on nous retire quelque chose. L’idée d’une perte potentielle joue un rôle considérable dans la prise de décisions. En fait, nous semblons plus
motivés par la crainte de perdre une chose que par la perspective d’en gagner une autre, de valeur égale.
Ainsi, ce qui est interdit devient plus désirable, et se voit attribuer par conséquent toutes sortes de vertus, que ce soit des biens matériels, des informations, … Par exemple, les gens ont
tendance à croire plus volontiers une information qui a été censurée, même s’ils n’en ont pas connaissance concrètement.
La compétition est d’une grande importance dans la recherche de ressources limitées. Non seulement nous désirons davantage un article quand il est rare, mais nous le désirons particulièrement
quand nous sommes en situation de compétition.
En terme de commerce, le principe de rareté s’applique surtout en terme de quantité limité, de durée limitée.
Quelques exemples d’application
Vendre d’abord quelque chose de très cher, le prix des options semblera ridicule par contraste.
Commencer par montrer des articles très médiocres, par contraste les articles normaux sembleront de bien meilleure qualité que ce qu’ils sont vraiment.
Amorcer les coupelles de don avec quelques pièces, dire qu’un produit se vend très bien, simuler une longue file d’attente devant une boite, … sont des techniques utilisant la preuve
sociale.
La technique du méchant et du gentil utilise les principes de perception contrastée, de réciprocité et de sympathie.
Pousser à l’engagement d’achat immédiat sous peine de rater une l’occasion (le but étant de ne pas laisser au client le temps de réfléchir) utilise le principe de rareté.
Commencer par essayer de vendre le plus cher, puis descendre de gamme petit à petit : réciprocité de concession.
Les échantillons gratuits sont un exemple de l’utilisation du principe de réciprocité. Sous le prétexte légitime de faire essayer un produit, ils sont aussi clairement un cadeau.
Organiser un concours pour vanter les vertus d’un produit par écrit permet aux sociétés de modifier insidieusement l’opinion des candidats selon le principe de cohérence.
Nous vous conseillons de lire le livre original de Robert Cialdini "Influence et manipulation" qui est truffé d’exemples plus percutants les uns que les autres, qui permettent de voir à quels
points tous les principes exposés peuvent être puissants.
Je n’ai évidemment pas repris dans ces notes synthétiques ces exemples, il vous serait donc extrêmement profitable de livre le livre original !
jeu
15
sep
2011
Quelques conseils utiles pour réussir vos discours improvisés
Contrairement au vocable utilisé pour qualifier l'art de parler à l'improviste, un discours improvisé se prépare à l'avance et nécessite quelques pratiques avant la prise de parole.
Il est indispensable de procéder à l'avance à des simulations et d'avoir des arguments suffisants basés sur le thème à traiter.
Le mieux serait de cadrer au préalable son discours pour éviter de parler d'autres sujets impertinents.
Les spécialistes dans le domaine des discours improvisés recommandent aux orateurs de prévoir au préalable des questions susceptibles d'être posées et d'être plus flexibles à n'importe quelle situation pour pouvoir répondre aisément à l'assistance.
Il faut éviter à tout moment d'être pris au dépourvu. Le plus important serait de répondre avec une tactique subtile aux questions posées car un bon orateur est toujours convaincant et persuasif.
Le contenu de son discours séduit l'audience et apporte des idées nouvelles et pertinentes pour amener le public à adhérer à sa façon de voir et de concevoir l'objet du thème à exposer.
Toutefois, il faut savoir que pour devenir un excellent orateur capable d'affronter les diverses situations inopinées, il est préférable de prendre des cours oratoires et de faire des exercices réguliers pour s'habituer davantage aux techniques de la prise de parole imprévue en public.
L'apprentissage se base généralement sur des exercices concernant entre autres l'amélioration de la capacité d'écoute, l'organisation et la structuration de la pensée, la stimulation de l'imagination...
En effet, la concentration requiert de l'effort mais une fois que vous vous impliquez et que vous vous concentrez sur le thème à développer, vous arriverez aisément à parler et à être très éloquent comme si vous aviez préparé à l'avance votre exposé.
En réalité, vous êtes habitué à affronter la situation mais le sujet à développer vous est totalement nouveau. L'essentiel, c'est de maîtriser le principe.
L'écoute active est également très importante, aussi essayez d'être plus ouvert et plus enclin à écouter l'avis et les idées d'autrui. L’à priori et les moments d'inattention peuvent vous désavantager et tout dépend personnellement de vous et de vos motivations à aller de l'avant.
Il faut toujours se mettre en tête son principal objectif et argumenter en conséquence selon le cadre du sujet. L'une des règles importantes consiste à connaître l'essentiel du message à transmettre.
Il est indispensable de rester calme et détendu sans se focaliser tout le temps sur les phrases à formuler. Si vous libérez votre imagination en vous efforçant de rester le plus décontracté possible, vous verrez qu'il est plus facile d'aborder un sujet.
Ayez confiance en vous mais n'oubliez pas de bien suivre les quelques conseils cités précédemment. A propos de la stimulation de l'imagination, nombreuses possibilités peuvent être envisagées pour être à même de recevoir et de concevoir différentes options pertinentes et réalisables tout en tenant compte des circonstances.
Essayez de clarifier vos objectifs et repérez en conséquence les différents obstacles inopportuns.
A force de vous entraîner régulièrement, vous arriverez facilement à avoir de bons réflexes.
De célèbres orateurs ont ainsi confié qu'ils oublient la panique et la peur en se concentrant surtout sur la réussite de leur intervention.
Un bon sens et un bon réflexe sont de rigueur en plus de s'efforcer d'être plus présent et plus impliqué dans ce que l'on fait. Le fond d'un discours improvisé ne peut jamais se préparer à l'avance. Il convient d'établir une structure plus élaborée du discours pour ne pas se focaliser sur la méthode d'organisation des idées.
La connaissance et la maîtrise du thème à développer sont importantes pour réussir un discours improvisé mais il ne faut pas non plus réciter la matière à exposer.
Connaître et apprendre trop de choses relatives au sujet pourraient vous embrouiller.
Essayez de vous baser sur un cadre plus précis pour transmettre l'essentiel de ce que vous avez à dire.
Commencez par une introduction puis appuyez vos idées à l'aide d'exemples concrets et terminez toujours votre discours par une conclusion.
Très important : Avant de prendre congé de l'auditoire, faites ancrer votre message par des phrases percutantes tout en reformulant l'idée véhiculée.
En entreprise, il faut non seulement se démarquer au niveau du produit mais également au niveau du discours que nous tenons face à celle-ci. C’est donc dire que nous devons être prêt et ce peu importe le contexte et l’opportunité.
Pour ce faire, les gestionnaires d’entreprise doivent développer un langage cohérent et vendeur et ce peu importe le moment, le temps qu’il lui est accordé et l’auditoire en présence.
Pour ce faire, il faut qu’il soit prêt à émettre un discours en 30 secondes, 3 minutes ou 30 minutes face à son entreprise.
Certains gourous du “speed speech” vont même jusqu’à ajouter le 3 secondes et le 3 heures. Vous conviendrez qu’il s’agit là d’exception plutôt rare dans lesquelles vous n’aurez sûrement pas de difficulté à performer.
Pour le 30 secondes, c’est le genre de discours que l’on peut dire dans un ascenseur, en réponse à une question sur notre profession, ou incorporé dans une courte présentation personnelle. L’absence de temps doit faire en sorte que l’auditoire aura faim d’en savoir d’avantage. Le discours doit intriguer suffisamment pour donner le goût de vouloir en apprendre d’avantage sur l’entreprise. Pour ce faire, il faut miser sur un vocabulaire technique et concis tellement précis que votre professionnalisme ne pourra être remis en question et qu’une imposante impression positive ressortira de votre discours. Attrait, intrigue et professionnalisme sont les buts recherchés par ce discours qui devra immanquablement se terminer par les coordonnées de l’entreprise, site web ou autres informations permettant de vous retracer facilement. Il faut être prêt et avoir entre 1 et 3 discours du même genre et ajuster le discours selon la personne en question.
Pour le 3 minutes, c’est le genre de discours que l’on place lorsque l’on a un peu plus de temps, genre à un déjeuner d’affaire, une réunion de cadre, une réunion familiale, une rencontre avec un prospect. Le discours ne doit pas être trop long car il est prouvé qu’après 3 minutes l’intérêt va en décroissant rapidement. De plus, le meilleur vendeur sait également que le meilleur argument est celui que notre prospect va nous fournir par lui même. Il est donc impérieux d’écouter deux fois plus que nous parlons ! Le 3 minutes doit avoir une très courte présentation de l’entreprise, mentionner une spécialité ou un service de celle-ci et faire état de l’atteinte d’un objectif recherché, d’une réussite et/ou d’un travail présent en rapport avec un besoin potentiel du prospect.
Le discours doit en même temps donner faim, surprendre et rassurer le récepteur du discours. Le vocabulaire ne doit pas être trop technique car l’auditoire ne doit pas se poser de question sur la signification du texte. Le professionnalisme doit se retrouver dans l’énonciation de certaines réalisations de l’entreprise. Une saine compréhension est rassurante pour l’auditoire. L’absence de questionnement engendrera un penchant naturel vers l’émetteur en question. Le 3 minutes, n’a pas besoin d’avoir des informations sur les coordonnés de l’entreprise. Il faut seulement que la personne qui reçoit le discours puisse se sentir concerné par vos services et voir son intérêt final. Ce 3 minutes doit surtout mettre l’accent sur les bienfaits obtenus lorsqu’un entreprise contracte vos services et non sur les services en tant que tel.
Vous allez vendre les bienfaits générés par vous et le tour est joué.
Il est important d’avoir plus d’une sorte de discours de 3 minutes et ceux-ci doivent toujours être en concordance avec notre positionnement stratégique d’entreprise.
On peut avoir entre 2 et 5 présentations de 3 minutes environ selon le style d’auditoire, de besoins potentiels, ou de services vendus. L’adaptabilité est non seulement importante, mais aussi, la richesse de vos présentations augmentera proportionnellement.
N’hésitez pas à mettre des exemples de réalisation, de mettre vos éléments de distinction, de différentions de produit et service. Parlez normalement comme si vos discours étaient improvisés ; cela mettra une meilleure crédibilité à vos paroles.
Pour le 30 minutes, il s’agit d’une présentation en profondeur de l’entreprise.
Il s’agit en fait d’avoir un présentation complète, historique, début des activités, présentation technique des services. Ponctué d’anecdotes, de réalisation et surtout n’hésitez pas à entrer en détails dans vos procédures internes et vos éléments de différentiation d’entreprise. Mentionner comment vous avez surmonté certaines problématiques, développer de nouvelle méthodologie, de mettre des anecdotes intéressantes faisant foi de la profondeur de vos interventions et de tout ce qui fait de votre entreprise une compagnie humaine, vivante, dynamique et professionnelle. C’est le temps de mettre votre entreprise au premier plan, sous son meilleur jour. Un canevas de présentation d’environ 20 à 25 minutes est pertinent. Par la suite, l’ajout d’une 5 à 10 minute, en référence avec l’événement en question est nécessaire afin de bien imprégner l’auditoire de votre présentation.
Cette personnalisation la rendra plus adapté à la situation donc plus statique et plus attirante pour un décideur recherchant constamment le coté humain et avant-gardiste. Tous les discours demandent beaucoup d’efforts de conception et certaines agences professionnelles se spécialisent à ce niveau.
Reste néanmoins que le meilleur discours demeurera toujours celui empreint de vérité, de spontanéité, de passion et de fougue.
Bons discours ! Christine Morlet
lun
07
jun
2010
Conférence Toastmasters den Haag
La nouvelle équipe TOASTMASTERS de Gouverneurs de division
C'est à la Hague qu'a eu lieu la dernière conférence de printemps des TOASTMASTERS de la Division 59 (Europe Continentale).
270 personnes étaient présentes !
Pour vous inscrire à la prochaine conférence Européenne TOASTMASTERS qui se tiendra à Barcelonne du 19 au 21 novembre 2010, cliquez ici
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Christine Morlet Conférencière Professionnelle
de l'EGOciation à la NEGOciation...











